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L'Hautil-Environnement - Ile-de-France : changement d'écosystème pour les forêts - Articles
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Bienvenue sur l'Hautil
Situé à l'ouest de Paris , le massif de l'Hautil domine les vallées de l'Oise et de la Seine ainsi que les plaines du Vexin français. Son altitude atteint 191 mètres, ce qui en fait un des points culminants le plus haut d'Ile-de-France.

Plutôt connu pour ces anciennes carrières de gypse qui ont une fâcheuse tendance à s'effondrer, le plateau de l'Hautil offre une véritable oasis de verdure et abrite bien plus que des chevreuils et des éperviers.

Ainsi une poignée d'irréductibles a choisi d'habiter ce lieu privilégié et de défendre cet espace naturel, calme et convivial. Cet espace d'information se fait l'écho de tout ce qui compose et anime cette petite vie locale. De tous les combats mais aussi de toutes les fêtes, l'hautilois se veut ainsi ...

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Environnement : Ile-de-France : changement d'écosystème pour les forêts
Posté par lhautilois le 11/11/2017 7:45:13 (11 lectures)

L'Office national des forêts modifie en profondeur sa gestion sylvicole en Ile-de-France, à la satisfaction générale. Les mesures prises devraient satisfaire riverains, associations et promeneurs.

Une révolution est en cours dans le monde des forêts domaniales d'Ile-de-France. L'Office national des forêts (ONF) modifie son mode de gestion de la forêt et sa coupe des arbres. Ainsi, il abandonne la sylviculture en futaies régulières au profit d'une exploitation en futaies irrégulières. Il s'agit de passer de coupes blanches, sévères, à un mode de gestion plus doux, plus respectueux des arbres et de la biodiversité. "Pour les habitants, il était traumatisant de voir un pan de forêt abattu. Ils y percevaient un élément de destruction de la nature", témoigne Ghislaine Senée, maire (EELV) d'Evecquemont (Yvelines), dont le territoire est à 60% situé sur la forêt de l'Hautil.

"En futaies régulières, les arbres d'une même essence – chêne ou pin sylvestre – et d'un même âge sont abattus ensemble. Ce sont des coupes rases qui marquent le paysage sur 2, 3 ou 4 hectares", explique Michel Béal, directeur de l'agence de Versailles de l'ONF. En futaies irrégulières, mode désormais adopté, on effectue au sein d'une même parcelle les coupes de manière à faire cohabiter des sujets d'âge et d'essences différents. Avantage : le couvert forestier est maintenu, la forêt n'est plus agressée. "Autre avantage, un respect de la biodiversité : les arbres rescapés constituent des corridors où vivent insectes et oiseaux, faune et flore", déclare Guy Giménes, président du collectif Sauvons nos arbres (situé à Saint-Léger-en-Yvelines).

La coupe brutale des futaies est abandonnée

Ce mode de gestion est bien accueilli parmi les agents de l'ONF. "Les futaies irrégulières demandent de bien connaître l'écologie des arbres. Ce travail, qui exige un soin particulier, est plus valorisant pour le forestier", reconnaît Christian Maudua, responsable ONF de l'unité territoriale de Fontainebleau. Cette nouvelle forme de gestion concernera en Île-de-France les feuillus – chênes, châtaigniers, érables, frênes – en commençant par les forêts les plus urbaines : massif de l'Arc-Boisé (Val-de-Marne), forêts de Meudon, Fausses-Reposes, Bois-d'Arcy, Marly, Port-Royal, Versailles. Le délai est celui de la sylviculture, nécessairement long : sept ans. "Mais nous voulons aller vite. Nous réécrivons nos documents de gestion prévus sur vingt ou vingt-cinq ans", précise Michel Béal.

Ce nouveau mode de gestion des forêts résulte d'une concertation avec les élus et les associations, et d'expérimentations (Sénart depuis 2012 et Fontainebleau depuis 2014). Souvent en conflit avec les associations et les riverains – certains militants Verts s'enchaînaient aux arbres pour éviter qu'ils ne soient abattus – l'ONF a fait son aggiornamento. "Le public de plus en plus urbain ne comprend pas la technique des futaies régulières. Or les forêts, organismes vivants, ont besoin d'interventions. Nous avons donc adapté nos méthodes de gestion en fonction de la demande sociale", remarque Michel Béal.

Gouvernance participative

Parallèlement, l'ONF reprend en main l'exploitation forestière en Île-de-France. Depuis des lustres, l'ONF vendait les bois "sur pied" avec un transfert de la propriété des arbres, l'acheteur ayant la charge de couper et de transporter les bois dans les deux ans. Désormais, l'ONF encadre et surveille les chantiers d'exploitation. La commercialisation des bois se fait sous forme de "bois façonné bord de route" que les professionnels doivent enlever dare-dare. "Nous disposons donc d'une maîtrise qualitative des chantiers et du calendrier des coupes pour prévenir le public", justifie Michel Béal. "C'est une mesure bienvenue, assure Ghislaine Senée. Certaines entreprises manquaient de soin dans leur travail. La tension était telle que certaines associations faisaient faire un constat d'huissier avant et après leur passage." Cette pratique est assurée à 40% en Île-de-France. Objectif : aller, dans les cinq ans, vers 60 %, et même à 100% pour les forêts proches des centres urbains.

Enfin, l'ONF a décidé de mettre en place une nouvelle gouvernance participative dans les 15 comités de forêts, réunissant ONF, élus et associations. Il en existe pour les forêts de Saint-Germain, Montmorency, Rambouillet, Fontainebleau. "Il s'agit de faire de ces comités des lieux de concertation sur des sujets comme l'accueil du public ou l'écologie de la forêt", précise Michel Béal. Ces mesures constituent une "petite victoire pour nous", selon Guy Giménes, une "avancée", selon Ghislaine Senée. "Mais j'attends, dit-elle, de voir comment ces mesures vont se traduire sur le terrain. Je constate que l'exploitation forestière productiviste, à l'image de l'agriculture industrielle, perd du terrain au profit de modes plus respectueux de la nature et des gens."

Article paru sur le JDD du 10 Novembre 2017

Environnement : Carte interactive de la qualité de l’eau
Posté par lhautilois le 27/1/2017 21:04:16 (133 lectures)

Que Choisir publie une carte interactive qui permet de connaître la qualité de l’eau du robinet de votre commune ainsi qu'une étude fort intéressante.

L’eau du robinet est-elle de bonne qualité ? Vérifiez la qualité de l'eau potable distribuée dans votre commune et dans ses alentours sur la carte interactive synthétisant le niveau de conformité pour 50 contaminants et paramètres physico-chimiques définis par la réglementation.

https://www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/

Environnement : Station météo de l'Hautil
Posté par lhautilois le 29/6/2016 22:56:23 (212 lectures)

Environnement : Nid d'oiseaux
Posté par lhautilois le 18/4/2015 23:15:59 (329 lectures)

Environnement : Le Bois de l'Hautil dévasté
Posté par lhautilois le 1/8/2014 23:30:00 (295 lectures)

L’association, Bien Vivre à l’Hautil, a pour but la sauvegarde et l’amélioration du cadre de vie du Massif de l’Hautil où l’on observe un développement quasi naturel de la forêt, de sa faune et de son paysage. Ceci a conduit au classement du massif de l’Hautil en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunique et Floristique (ZNIEFF) ainsi qu’à son inscription comme « zone naturelle à préserver" dans le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) et auprès de l'Agence des Espaces Verts.

Or le Massif de l’Hautil est une fois de plus atteinte dans son intégrité puisque, depuis le mois de mai 2014, une entreprise y effectue une coupe dite sélective, autorisée par l’ONF dans des conditions très contestables :
- Le débardage a été effectué sans qu’aucune mesure de préservation de la faune ou de la flore n’ait été prise, à telle enseigne que M. POITE, Directeur de l’ONF, dans une lettre adressée à la Mairie de Triel, a reconnu avoir dû arrêter le chantier à plusieurs reprises
- Les chemins ont été dévastés de façon intempestive par le grumier de l’exploitant
- Ces travaux ont été conduits alors que les conditions météorologiques (fortes pluies) auraient dû entraîner l’interruption du chantier, compte tenu des conséquences prévisibles (boues et défoncement des chemins, destruction et déracinement des espèces, risque d’impossibilité de remise en état).

Les associations environnementales, devant ce saccage, ont alerté la municipalité et les services de l’Etat, le Préfet et le Ministère de l’Ecologie.

Nous demandons
- la mise sous séquestre du bois coupé (garantie de la réhabilitation du site par l’exploitant)
- la remise en état des parcelles et de tous les chemins dévastés
- le retrait de l’autorisation d’exploitation à cette société qui ne prend pas la peine de préserver le milieu dans lequel elle opère.

Nous demandons également qu’à l’avenir, l’ONF choisisse avec plus de discernement les entreprises auxquelles il confie des coupes afin que la préservation de notre environnement ne reste pas un vain mot et que cesse la politique du double langage.

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