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L'Hautil-Bar karaoké dansant sur l'Hautil, un dossier brûlant - Vie écon. et sociale - Articles
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Bienvenue sur l'Hautil
Situé à l'ouest de Paris , le massif de l'Hautil domine les vallées de l'Oise et de la Seine ainsi que les plaines du Vexin français. Son altitude atteint 191 mètres, ce qui en fait un des points culminants le plus haut d'Ile-de-France.

Plutôt connu pour ces anciennes carrières de gypse qui ont une fâcheuse tendance à s'effondrer, le plateau de l'Hautil offre une véritable oasis de verdure et abrite bien plus que des chevreuils et des éperviers.

Ainsi une poignée d'irréductibles a choisi d'habiter ce lieu privilégié et de défendre cet espace naturel, calme et convivial. Cet espace d'information se fait l'écho de tout ce qui compose et anime cette petite vie locale. De tous les combats mais aussi de toutes les fêtes, l'hautilois se veut ainsi ...

Vie écon. et sociale : Bar karaoké dansant sur l'Hautil, un dossier brûlant
Posté par lhautilois le 15/4/2002 10:00:00 (1298 lectures)

Enseigne non conforme, activité de karaoké dansant illégale, la missive du maire de Triel aux gérants de l'Hautilus est sans équivoque. Il semble bien que ceux-ci aient pris quelques libertés avec la loi ...

L'affaire a commencé le vendredi 23 mars, la soirée d'inauguration privée du bar karaoké dansant s'est vite transformé en cauchemar pour les riverains de l'établissement : bruit de musique assourdissant, balai incessant de voitures, stationnement sauvage des véhicules, comportement agressif de certains clients manifestement éméchés, vomissures sur les abords du chemin et de la route. La police, arrivée trop tard sur les lieux, n'a pu constater d'infractions, la musique s'étant subitement assourdie et les voitures stationnées illégalement ayant soudainement disparues.

Le rappel à l'ordre du maire se veut rassurant reste que l'inquiétude des habitants demeure. L'installation d'un tel établissement en pleine zone résidentielle et à proximité immédiate des habitations étonne. Il y avait bien un hôtel-restaurant en cet emplacement mais sa nouvelle destination pose de nouveaux problèmes.

La nuisance sonore tout d'abord car la construction n'a de toute évidence pas reçue de traitement particulier au niveau de l'isolement acoustique. Sans mettre en doute la bonne volonté des nouveaux propriétaires, le voisinage (et leur sommeil !) ne peut se reposer seul sur de bonnes intentions.

Le stationnement sauvage induit par l'absence d'aménagement particulier. Si du point de vue de l'urbanisme, l'Hautil ne bénéficie d'aucun statut spécial (bien qu'il s'agisse d'une zone naturelle), on peut quand même s'étonner que le POS n'impose aucune obligation en terme de stationnement lors d'un ré-aménagement d'une construction destinée à recevoir du public.

Le risque d'accident ensuite. Le stationnement le long des trottoirs et les débordements inévitables dus à la consommation d'alcool rendra la fréquentation de cette route dangereuse contrariant au passage l'action du collectif pour la sécurité routière sur l'Hautil qui se bat avec la mairie pour sécuriser cet axe réputé accidentogène.

La non conformité des enseignes peut paraître anecdotique mais les panneaux lumineux utilisés percent la nuit du ciel hautilois au grand dam des riverains qui ressentent ces illuminations comme une agression. Reste que le mauvais goût affiché par ces enseignes disproportionnées, disgracieuse et à la couleur criarde a atteint un objectif : être visibles depuis l'école et au-delà.

Encore une fois, les riverains ne sont pas hostiles à la réouverture de ce bar-restaurant mais son extension en karaoké dansant est totalement incompatible avec les aspirations légitimes de tranquillité et de sécurité que partagent une grande majorité des habitants de l'Hautil qui avaient cru trouver en ce lieu privilégié un espace naturel, calme et convivial.

Leur vivre réaction partagée par l'association BVH qui s'en fait écho ne peut être confondue avec un quelconque mouvement NIMBY (Not In My Backyard) car elle ne reflète pas de résistance à un quelconque service d'utilité collective (à moins de reconnaître le karaoké grande cause nationale) mais rappel la nécessite du respect de simples règles :

" Aux particuliers de faire acte d'intelligence, aux entreprises d'installer à l'écart ou d'investir pour limiter les nuisances et aux pouvoirs publics de faire appliquer la loi et de prendre les mesures qu'imposent le bon sens et le respect d'autrui ".

Les populations et associations concernées vont se tourner maintenant vers la préfecture, car en effet, il n'est pas dans les pouvoirs du maire d'interdire ce story_type d'activité et seule une concertation avec la préfecture, les services de police ainsi que tous les acteurs de la vie publique pourront faire avancer ce dossier qui s'annonce brûlant pour la vie locale.

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