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Diagnostic du schéma directeur de la boucle de Chanteloup

Le territoire de la boucle de Chanteloup, en limite du Val d'Oise, est constitué de six communes totalisant 50 000 habitants: Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-lès-Vignes, Maurécourt, Triel-sur-Seine et Vaux-sur-Seine. Il occupe la première boucle de la Seine à l'aval de la confluence avec l'Oise. Il est constitué de trois entités physiques : un plateau agricole au nord, le coteau boisé de l'Hautil au pied duquel se situe la première ligne de villages, la " Plaine " au sud.

Les spécificités de la boucle de Chanteloup sont décrites ainsi :

- un territoire enclavé par des barrières naturelles -boucle de la Seine à l'ouest, au sud et à l'est ; massif boisé de l'Hautil au nord; la rivière de l'Oise à l'est - non compensées par un réseau d'infrastructures (2 ponts sur 15 km de fleuve);
- une accumulation de zones à risque: boues, épandage, gravières, décharge, ancienne carrière du massif boisé;
- une relégation de l'habitat social hors du tissu urbain traditionnel ;
- la faiblesse de l'emploi sur place ;
- de grands projets d'infrastructures plaqués sur le territoire: A 104, ligne EDF haute tension, port autonome.

Ces handicaps peuvent être mis en regard de quelques atouts:
- la qualité et l'attractivité potentielles du site caractérisé par le massif boisé de l'Hautil, le coteau et les bords de Seine,
- le potentiel foncier de la plaine : 900 ha d'un seul tenant non urbanisés,
- une population jeune, stock de main d'oeuvre important pour les bassins d'emploi périphériques, mais avec de fortes disparités selon les secteurs.

1. Assurer la diversité des territoires

a) Qui utilise le territoire ?

Le diagnostic permet d'identifier un cloisonnement dans l'occupation de l'espace, une monofonctionnalité de certains quartiers. Les quartiers de la Noë (Chanteloup-lès-Vignes) et Grésillons (Carrières-sous-Poissy) concentrent les populations d'origine étrangère. Les populations aisées sont localisées dans les quartiers résidentiels des communes de coteaux. Aucune mixité sociale ne semble se dégager.

b) Quelles sont les mutations du territoire ?

Le diagnostic identifie un problème de faiblesse du tissu économique local, mesuré par un taux d'emploi faible (0,39) et très inférieur à la moyenne des Yvelines (0,74), alors même que le taux d'activités se situe au niveau de la moyenne départementale. Ce déficit d'emplois a pour corollaire des conditions de vie contraires aux exigences de développement durable: fatigue liée au temps passé dans les transports, émission de gaz polluants par l'usage de l'automobile pour se rendre sur le lieu de travail ou à la gare RER, congestionnement des voies de circulation et encombrement des centres urbains générant des nuisances olfactives, sonores, d'insécurité...

Le diagnostic ne fait pas référence à la présence de friches industrielles (absence d'industries traditionnelles) ou urbaines sur le territoire. En revanche, les friches agricoles se développent par abandon d'exploitation de parcelles maraîchères. Le territoire semble donc poursuivre sa mutation économique au détriment d'une activité de maraîchage qui présente un intérêt au regard du développement local et en trouvant aussi une valorisation économique à l'épuration indispensable des eaux.

Le parc de logements de la boucle de Chanteloup est en évolution constante. Des opérations programmées d'amélioration de l'habitat (OPAH) sont mises en place dans certaines communes (Triel/Seine, Chanteloup-lès-Vignes).

Le diagnostic identifie les causes différenciées de la vacance des logements selon les communes. Elle témoigne de l'importance des problèmes sociaux qui se posent dans la ZAC de la Noë à Chanteloup-lès-Vignes qui regroupe 80% de la population communale. Le taux de vacance du parc de logements de Chanteloup-lès-Vignes (20%) constitue un autre indicateur de la déstabilisation sociale de cette commune.
Les opérations de restructuration du parc de logements en cours, dont celles de Chanteloup-lès-Vignes et Triel/Seine, témoignent de l'effort poursuivi par des municipalités pour mieux intégrer les populations socialement et économiquement défavorisées.

c) La biodiversité est-elle assurée ?

Il s'agit de s'interroger sur la fragilité et la richesse faunistique et floristique des milieux naturels présents sur le territoire de la boucle de Chanteloup.

Le diagnostic identifie la présence de milieux intéressants (ZNIEFF). L'analyse de la richesse faunistique et floristique ne peut se mesurer que par l'analyse sur le terrain en période adéquate. À l'échelle d'analyse du schéma directeur, le niveau d'investigation mériterait d'être approfondi. Le diagnostic souligne néanmoins la nécessité, pour conserver la biodiversité, de maintenir les bosquets qui subsistent entre le massif de l'Hautil et les berges de l'Oise sur la commune de Maurecourt.


2. Faciliter l'intégration urbaine des populations

a) Quelles sont les relations entre les différents secteurs urbanisés ?

La problématique des transports et des déplacements (de proximité, de transit...) est très peu abordée dans le diagnostic, alors qu'elle constitue un élément important d'un schéma directeur. Il ressort simplement que les lignes d'autocars ont toutes pour fonctions d'acheminer les habitants vers la gare RER de Poissy le matin et de les ramener chez eux le soir. De même, le diagnostic ne s'est pas attaché à examiner l'existence ou l'absence de liaisons et de continuités (maillage du territoire) qui existent entre les quartiers.

La problématique des modes de déplacement, leur diversité et leur complémentarité n'est pas abordée dans le diagnostic. Les déplacements en vélo, par exemple, sont ignorés alors que les modes alternatifs à l'automobile peuvent être pertinemment réfléchis à l'échelle d'un schéma directeur préalablement à des documents plus spécifiques (plan de déplacements urbains, schéma deux-roues).

b) Quel est le niveau d'équipements et de services urbains rendu aux populations ?

On cherchera à identifier la qualité de l'offre en services urbains (poste, télécommunications ...) et équipements publics par rapport à la répartition de la population et à ses caractéristiques afin de déterminer les centralités et sous-centralités d'une part, et, d'autre part, de vérifier la pertinence de ces offres.

Le diagnostic ne s'est pas attaché à identifier cet aspect important de l'organisation et de l'animation urbaines. Cette analyse devrait être approfondie afin de proposer une répartition des équipements dans le document cartographique du schéma directeur. Il faudrait alors croiser l'offre en équipements et services publics avec les concentrations de population (logement, emplois, loisirs) afin de déterminer les secteurs insuffisamment équipés.

La répartition des collèges sur le territoire de la boucle de Chanteloup est mentionnée dans le diagnostic. On dénombre sept collèges ayant atteint leur limite de capacité d'accueil, dont deux à Chanteloup et à Carrières-sous-Poissy. Il n'y a pas de lycée, mais un emplacement pour un lycée d'enseignement général est réservé à Triel / Seine, ainsi que pour un lycée d'enseignement technique à Carrières-sous-Poissy.

c) Quels sont les lieux collectifs ?

Cette problématique est liée aux thématiques de sociabilisation des habitants et de qualité des espaces publics. On repérera les espaces favorisant le lien social (marchés, parcs urbains, bases de loisirs...), leur environnement, leurs conditions d'accès. S'ils sont peu fréquentés, on s'interrogera sur les motifs de cette désaffection.

Le diagnostic ne s'est pas attaché à identifier les lieux collectifs. Une analyse sur le terrain a permis d'identifier les plans d'eau réaménagés des anciennes gravières de Carrières-sous-Poissy comme étant un lieu de détente, mais aussi de rencontre et d'animation. Les chemins de promenade le long des berges de la Seine sont mentionnés, mais leur intérêt et leurs potentialités mériteraient d'être soulignés.

Sans doute, la notion de qualité des espaces publics coïncide mal à l'échelle d'analyse d'un schéma directeur, et davantage à celle d'un projet urbain. Pour autant, le souci de ménager ou d'aménager de grands espaces publics ne trouve sa justification que par rapport à un
ensemble diversifié dont les composantes se complètent harmonieusement.

Valoriser le patrimoine

a) Y a-t-il des éléments paysagers et bâtis remarquables ou (et) spécifiques ?

On cherchera à identifier, non seulement les éléments bâtis ou naturels exceptionnels reconnus au titre des sites et monuments historiques ou bénéficiant de protections réglementaires, mais également ceux qui témoignent d'une certaine permanence et d'une reconnaissance partagée par les habitants. Il conviendra de repérer des lieux ou des bâtiments majeurs susceptibles d'appuyer un projet de territoire.

Le diagnostic s'est attaché à mentionner des éléments remarquables qui n'ont pas nécessairement une valeur écologique reconnue, mais qui présentent un intérêt patrimonial évident de par la qualité de leur site: linéaire des berges de la Seine, étangs des carrières, sans toutefois les faire apparaître comme de réelles potentialités de mise en valeur du patrimoine.

Les éléments patrimoniaux reconnus (institutionnalisés) qui concourent à la biodiversité ont bien été identifiés dans le diagnostic : ZNIEFF dans le secteur des Grésillons à Triel / Seine pour l'intérêt avifaunistique du site, ZNIEFF du massif de l'Hautil, sites inscrits des berges et îles de la Seine à Carrières-sous-Poissy et Triel / Seine. La ZPPAUP d'Andrésy est spécifiée, mais elle n'est pas cartographiée.

b) Sur quoi s'appuie l'identité du territoire ?

On cherchera à identifier les éléments qui forgent l'identité, qui confortent l'appartenance à un territoire et contribuent à l'animation de la vie locale. Cela concerne aussi bien des éléments permanents patrimoniaux historiques ou culturels ou des éléments de site que des manifestations ponctuelles (salons, foires...).

Le diagnostic fait référence à l'agriculture (activité maraîchère) en tant qu'espace naturel, et non pas comme activité économique. Or, le maraîchage est une caractéristique du territoire, et il suppose un sol bien spécifique. En l'occurrence, rien n'est fait pour le valoriser et le nombre d'exploitants tend à diminuer. Le diagnostic a repéré le maintien du maraîchage comme étant l'un des enjeux du devenir de la Plaine, mais en considérant son terrain comme de l'espace naturel (de la réserve foncière ?), il tend de manière contradictoire à le dévaluer.

Le linéaire de berges de la Seine est évoqué dans le diagnostic comme un élément de site spécifique et valorisant du territoire.

c) Quelle est la prise en charge de ces éléments bâtis / naturels ?

On cherchera ici à déterminer si ces éléments remarquables ou identitaires font l'objet d'une gestion suivie de la part de la collectivité publique ou de la part d'organismes privés par délégation, notamment.

Le diagnostic ne s'est pas attaché à identifier les modes de gestion de ces espaces remarquables, si ce n'est la référence qui est faite aux documents réglementaires en matière de risques qui s'y imposent. De même, les opérateurs qui interviennent dans l'aménagement de ces espaces n'ont pas été identifiés.

Veiller à une utilisation économe et valorisante des ressources

a) Quelles sont les pressions exercées sur les espaces naturels non bâtis ?

Cette problématique fait référence aux thématiques de la maîtrise de la consommation d'espace, de la gestion des gisements de granulats et du développement du tourisme durable. On cherchera à déterminer la cohérence des affectations des sols sur les documents d'urbanisme, l'extension des emprises au sol et leurs conséquences sur les usages, l'existence ou non de pressions touristiques subies par les populations résidantes
(notion de capacité d'accueil et de seuil de tolérance).

L'exploitation des ressources (gravières) s'effectue dans le lit majeur de la Seine. Parallèlement, ce même lit majeur présente un intérêt patrimonial de qualité pour les citadins par les possibilités de promenade ou de circuits vélotouristiques qu'il pourrait offrir. Le diagnostic fait référence au schéma départemental d'itinéraires cyclables, mais ne présente pas son tracé dans le territoire de la boucle de Chanteloup.

Les projets d'équipements industriels (zones d'activités, plate-forme portuaire) en bord de Seine créent des interruptions au linéaire piétonnier ou cyclable sans que cela ait été souligné dans le diagnostic.

Le diagnostic ne s'est pas attaché à analyser le rythme de consommation des terres agricoles au profit de l'urbanisation. Selon le bureau d'études, il serait faible.

Le site n'attirant pas une fréquentation touristique importante, la thématique du tourisme durable n'a pas été abordée dans le diagnostic. Si elle peut constituer un volet important d'un schéma directeur, cette thématique peut paraître sans objet pour le secteur de la boucle de Chanteloup. Néanmoins, dans une préoccupation de valorisation de la Seine à une échelle et un projet plus vastes, elle n'est pas sans intérêt.

L'attractivité et la fréquentation potentielles du massif de l'Hautil auraient pu également être abordée, même si les conditions de son ouverture au public posent problèmes.

Enfin, le diagnostic ne s'est pas attaché à examiner la notion de capacité d'accueil du site. En effet, étant donné l'accumulation d'éléments dévalorisants dans la plaine, qui constitue par ailleurs la seule véritable opportunité foncière du territoire, il nous apparaît important de s'interroger sur cette notion de capacité d'accueil, c'est-à-dire de se demander jusqu'à quel point les nuisances engendrées par l'exploitation des ressources (émission de poussières résultant de l'exploitation des gravières, trafic poids lourds généré par l'usine d'incinération et l'exploitation des gravières...) est compatible avec l'accueil d'habitat, et ce d'autant plus qu'un périmètre de zone spéciale de recherche et d'exploitation de carrières de sable et
graviers couvre une partie de la plaine.

b) Le cycle des ressources est-il optimisé ?

Cette question fait référence aux thématiques d'économie d'énergie, de gestion du cycle de l'eau, de valorisation des déchets. On cherchera à savoir si le territoire subit l'exploitation des ressources, ou si une utilisation valorisante en est faite.

Le diagnostic du schéma directeur permet d'avoir une idée sur l'optimisation du cycle des ressources.

Le territoire tire profit d'une valorisation économique des ressources provenant en partie de l'extérieur et il ne les subit pas uniquement (caractère disqualifiant). Si le site de la décharge de Triel / Seine ne semble pas avoir été valorisé, une unité de compostage et une plate-forme de tri y sont installées. Le plan départemental d'élimination des déchets en prévoit le développement (installation future d'une déchetterie et doublement de l'unité de compostage).

L'épandage des boues du SIAAP (station d'Achères) permet d'enrichir des terres agricoles dans la plaine et ainsi le développement de cultures maraîchères, c'est-à-dire d'une agriculture à hauts rendements.

Une unité de traitement des ordures ménagères s'est nouvellement installée à Carrières-sous-Poissy. Sa localisation au centre de la plaine, sans grand équipement (hospitalier par exemple), lotissements ou grandes entreprises à proximité ne permet pas une valorisation énergétique du traitement des déchets.

Si dans le diagnostic la valorisation agricole de l'épandage est bien appréhendée, il n'y a pas de réflexion sur la valorisation énergétique des déchets.

Le diagnostic du schéma directeur fait peu référence à la question de l'érosion des sols agricoles, mais souligne néanmoins l'intérêt de maintenir les bosquets à flanc du coteau de l'Hautil pour la rétention des eaux de ruissellement.


Assurer la santé publique

a) Y a-t-il des facteurs particuliers de pollution ou de nuisances ?

Cette interrogation renvoie aux thématiques de la dépollution des sols, de préservation et d'amélioration de la qualité de l'eau, de la qualité de l'air, de réduction des nuisances sonores. On identifiera les sources de pollution interne et externe au territoire dans le but de déterminer d'éventuels facteurs limitants à l'usage des sols et au peuplement.

D'importants problèmes de pollution des sols se posent dans la plaine : stabilisation biologique et physique de la décharge de Triel / Seine, émanations de méthane, fûts d'amiante dans la décharge. Les contraintes que cela entraîne n'apparaissent pas clairement dans le diagnostic.

L'alimentation en eau potable est assurée par deux captages ayant leur périmètre de protection. Le diagnostic souligne bien la nécessité de veiller à la nature des activités dans les secteurs situés en amont. 

La question des rejets éventuels de polluants atmosphériques n'a pas été examinée dans le diagnostic.

L'intégration des grandes infrastructures routières existantes n'est pas étudiée dans le diagnostic. En revanche, la nécessité d'avoir un aménagement de l'espace respectueux de la protection des riverains contre les nuisances sonores dans le cadre de réalisation de l'A 104 est mentionnée 

b) Comment sont gérés les risques naturels et technologiques ?

Il s'agit ici de repérer les limitations d'usage des sols, liées aux risques naturels et technologiques, les éventuels dangers qui en émanent pour les activités humaines, de repérer également l'existence de documents ou de procédures réglementaires. 

Des documents réglementaires servent à la gestion des risques : plan des surfaces submersibles pour la gestion des zones inondables, plan de prévention des risques pour la gestion des carrières de gypse du massif de l'Hautil.

Les zones inondables constructibles sous condition concernent les rives de Seine de Carrières-sous-Poissy et de Triel / Seine. Les zones inondables inconstructibles sont situées sur des îles de la Seine, et sur une étroite bande rivulaire entre les tissus urbanisés de Carrières-sous-Poissy et d'Andrésy. Ces secteurs ne constituent pas un frein au développement des activités humaines.

Le diagnostic du schéma directeur ne met pas en relation les secteurs inondables de la boucle de Chanteloup avec le zonage des territoires en amont et en aval. Est-il raisonnable d'ouvrir à l'urbanisation les secteurs urbanisables sous condition de Carrières-sous-Poissy et de Triel / Seine sans s'interroger sur les éventuelles conséquences de l'imperméabilisation des sols en matière d'écoulement hydraulique ? La bonne gestion du risque d'inondations repose sur une réflexion de l'aménagement à l'échelle de plusieurs territoires.

Le diagnostic fait référence aux carrières de gypse anciennement exploitées du massif de l'Hautil. L'absence de présentation du plan de prévention des risques (PPR) du massif de l'Hautil ne permet pas de déterminer la limitation des usages sur les terrains adjacents au massif. il apparaît simplement que le massif était autrefois exploité par des carrières souterraines. Ces cavités présentent aujourd'hui des risques d'effondrement, y compris dans certains secteurs urbanisés, et par souci de sécurité les secteurs dangereux du massif boisé -qui représentent la majeure partie du massif - sont interdits d'accès au public.

c) La population a-t-elle facilement accès aux soins médicaux ?

Il s'agit de repérer les conditions d'accès à différents niveaux d'équipements de santé, qu'ils soient spécialisés au niveau du bassin de vie d'une part, et banals au sens de la proximité et de la vie quotidienne, d'autre part.

Le diagnostic présente le niveau d'équipements sanitaires structurants d'échelle d'agglomération. Cependant l'absence d'analyse qualitative et quantitative ne permet pas d'évaluer l'offre réelle de soins. Il apparaît que l'établissement hospitalier de proximité est celui de Poissy. Il semble avoir une capacité d'accueil suffisante pour satisfaire aux besoins de la population future de la boucle de Chanteloup. Les indicateurs proposés ci-dessus
sont facilement accessibles auprès de sources telles que la DDASS, la DRASS ou l'inventaire communal lorsqu'il sera actualisé (les données actuelles datent de 1988 et sont donc obsolètes).

En revanche, il ne s'est pas attaché à analyser l'offre de soins banals dans les quartiers qui constitue un facteur d'égalité important entre les habitants.


Organiser la gestion des territoires

a) Existe-t-il un mode de fonctionnement inter-communal ?

Le développement durable nécessite de s'interroger sur la cohérence entre les modes de décision et de gestion des territoires et la réalité du fonctionnement de ces territoires. Cette question renvoie à la thématique de l'intercommunalité.

Le chargé d'études identifiera ici les instances de décision et de réflexion qui existent à l'échelle intercommunale. Cela pourra permettre de vérifier la pertinence du périmètre choisi pour l'étude.

Il existe sur le territoire du schéma directeur de la boucle de Chanteloup une intercommunalité de compétence technique: syndicat d'aménagement de l'agglomération de Paris, syndicat intercommunal pour la valorisation et le traitement des résidus urbains, syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains... Ces syndicats à vocation unique ne regroupent pas l'ensemble des communes de la boucle de Chanteloup.

Seul le syndicat intercommunal d'études et de programmation regroupe les 6 communes de la boucle de Chanteloup. Créé uniquement pour construire un schéma de secteur compatible avec le SDRIF, il ne s'appuie sur aucune communauté de projet antérieur entre les communes membres.

b) Quels sont les outils de réflexion globale, d'évaluation et de suivi ?

Cette question fait référence à la thématique de la planification intégrée et de la gestion des territoires. On cherchera à savoir s'il existe une cohérence entre les actions et les réflexions sectorielles, avec un cadre de référence plus global. 

Le diagnostic ne s'est pas attaché à repérer ce genre d'éléments. Il n'y a pas de gestion conjointe de l'existant entre les communes, ni de suivi commun des actions entreprises.


Favoriser la démocratie locale

a) Les citoyens ont-ils accès à la prise de décision ? 

Cette question renvoie à la thématique de l'organisation de la prise de décision. Il s'agira ici d'évaluer si la démocratie locale fonctionne bien, c'est-à-dire si les citoyens représentent réellement une force de propositions au débat public et contribuent à la gestion des affaires de la cité.

Cet aspect du développement durable n'est pas examiné dans le diagnostic. Il pourrait être abordé en termes de porter à connaissance du diagnostic, de consultation des élus et de la société civile, de support au débat préalablement à l'élaboration du projet.

b) Les acteurs de la ville sont-ils sensibilisés au développement durable ?

Cette question renvoie à la thématique de la sensibilisation à de nouvelles préoccupations et de nouvelles démarches de travail auprès des agents des collectivités publiques, de la société civile et des habitants. Il s'agira d'examiner les actions entreprises en ce sens.

Cet aspect du développement durable n'est pas examiné dans le diagnostic.


Conclusion

La boucle de Chanteloup est un petit morceau de territoire comparé à la tentaculaire région Île-de-France qui l'inclut. La notion d'échelle de territoire est ici singulièrement prégnante. De multiples décisions et actions d'aménagement sont prises à des niveaux supérieurs et le territoire doit s'accommoder de facteurs extérieurs sur lesquels il n'a que peu de prise.

À l'inverse, seule une bonne connaissance de ce qui se passe à des niveaux plus micro-territoriaux permet d'infléchir certaines grandes orientations et d'humaniser, donc de se rapprocher des habitants pour améliorer leurs conditions de vie. Cette convocation dans la démarche d'analyse des échelles infra et supra a été en l'occurrence trop peu considérée. Le projet risque d'en pâtir, soit qu'il ne prenne pas suffisamment les impacts d'actions d'aménagement à d'autres échelles, soit qu'il ne fasse pas suffisamment ressortir et donc ne s'appuie pas sur les potentialités locales. 

En dépit de l'absence de certaines informations, nous pouvons d'ores et déjà dégager quelques enjeux principaux de développement durable sur le territoire de la boucle de Chanteloup, qui seraient à prendre en considération dans la définition des orientations d'aménagement et de développement et qui renvoient aux champs de l'économique, de l'environnement et du social.

• Comment concilier sur l'espace de la Plaine les nécessaires besoins de développement économique avec la préservation d'activités maraîchères, sources d'identité et de valorisation des ressources ?

• Comment permettre une réappropriation par les habitants des espaces remarquables (massif de l'Hautil, berges de la Seine, plans d'eau) comme patrimoine porteur d'identité locale (paysage) ?

• Comment resociabiliser les quartiers de la Noë et des Grésillons ?


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