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Quel périmètre pour Triel ?

1. Le canton de Triel

Le canton de Triel regroupe les tois communes de Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. Il représente 35 000 habitants environ. L'échelle semble trop petite pour envisager tout projet d'intercommunalité limité à ces trois communes.

2. La Boucle de Chanteloup

Le territoire de la boucle de Chanteloup, en limite du Val d'Oise, est constitué de six communes totalisant 50 000 habitants: Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-lès-Vignes, Maurécourt, Triel-sur-Seine et Vaux-sur-Seine. Il occupe la première boucle de la Seine à l'aval de la confluence avec l'Oise. Il est constitué de trois entités physiques : un plateau agricole au nord, le coteau boisé de l'Hautil au pied duquel se situe la première ligne de villages, la " Plaine " au sud.


Le territoire a fait l'objet d'un schéma directeur dont la FNAU a examiner la partie diagnostic sous l'angle du développement durable.

Les objectifs du développement durable sont :
- d'assurer la diversité de l'occupation des territoires,
- de faciliter l'intégration urbaine des populations,
- de valoriser le patrimoine,
- de veiller à une utilisation économe et valorisante des ressources,
- d'assurer la santé publique,
- d'organiser la gestion des territoires,
- de favoriser la démocratie locale.

Dans l'étude publiée par la FNAU, les spécificités de la boucle de Chanteloup sont décrites ainsi :
- un territoire enclavé par des barrières naturelles -boucle de la Seine à l'ouest, au sud et à l'est ; massif boisé de l'Hautil au nord; la rivière de l'Oise à l'est - non compensées par un réseau d'infrastructures (2 ponts sur 15 km de fleuve);
- une accumulation de zones à risque: boues, épandage, gravières, décharge, ancienne carrière du massif boisé;
- une relégation de l'habitat social hors du tissu urbain traditionnel ;
- la faiblesse de l'emploi sur place ;
- de grands projets d'infrastructures plaqués sur le territoire: A 104, ligne EDF haute tension, port autonome.

Ces handicaps peuvent être mis en regard de quelques atouts:
- la qualité et l'attractivité potentielles du site caractérisé par le massif boisé de l'Hautil, le coteau et les bords de Seine,
- le potentiel foncier de la plaine : 900 ha d'un seul tenant non urbanisés,
- une population jeune, stock de main d'oeuvre important pour les bassins d'emploi périphériques, mais avec de fortes disparités selon les secteurs.

Le diagnostic du schéma directeur conclue ainsi :

La boucle de Chanteloup est un petit morceau de territoire comparé à la tentaculaire région Île-de-France qui l'inclut. La notion d'échelle de territoire est ici singulièrement prégnante. De multiples décisions et actions d'aménagement sont prises à des niveaux supérieurs et le territoire doit s'accommoder de facteurs extérieurs sur lesquels il n'a que peu de prise.

À l'inverse, seule une bonne connaissance de ce qui se passe à des niveaux plus micro-territoriaux permet d'infléchir certaines grandes orientations et d'humaniser, donc de se rapprocher des habitants pour améliorer leurs conditions de vie. Cette convocation dans la démarche d'analyse des échelles infra et supra a été en l'occurrence trop peu considérée. Le projet risque d'en pâtir, soit qu'il ne prenne pas suffisamment les impacts d'actions d'aménagement à d'autres échelles, soit qu'il ne fasse pas suffisamment ressortir et donc ne s'appuie pas sur les potentialités locales. 

En dépit de l'absence de certaines informations, nous pouvons d'ores et déjà dégager quelques enjeux principaux de développement durable sur le territoire de la boucle de Chanteloup, qui seraient à prendre en considération dans la définition des orientations
d'aménagement et de développement et qui renvoient aux champs de l'économique, de l'environnement et du social.

• Comment concilier sur l'espace de la Plaine les nécessaires besoins de développement économique avec la préservation d'activités maraîchères, sources d'identité et de valorisation des ressources ?

• Comment permettre une réappropriation par les habitants des espaces remarquables (massif de l'Hautil, berges de la Seine, plans d'eau) comme patrimoine porteur d'identité locale (paysage) ?

• Comment resociabiliser les quartiers de la Noë et des Grésillons ?

3. La vallée de Seine Aval

Le territoire de la vallée de Seine Aval s'étend de part et d'autre de la Seine entre Conflans Sainte Honorine à l'Est et Port Villiers à l'Ouest. Les 50 communes considérées regroupent 380 000 habitants (recensement 1999), soit 28% de la population totale des Yvelines. Elle héberge 30% de la population de moins de 20 ans du département. L'urbanisation est forte de Conflans à Mantes, néanmoins quatre pôles de concentration urbaine se détachent : Mantes, Les Mureaux, Poissy, Conflans.


La DRIRE a produit une étude sur l'économie industrielle de la vallée de Seine Aval en décembre 2001. Elle présente ce territoire sous ces aspects sociaux-économiques et expose les contraintes de communication (A13, A14, la Seine).

L'étude recense les structures intercommunales suivantes :

- Communauté d'agglomération de Mantes en Yvelines (CAMY) qui regroupe 8 communes autour de Mantes (Buchelay, Guerville, Magnanville, Mantes la Jolie, Mante la Ville, Porcheville, Rolleboise, Rosny sur Seine) et qui est complétée d'un Comité de Développement Economique du Mantois qui associe 11 communes limitrophes (projet de Plateforme d'Initiative Locale en cours)
- Comité de Bassin d'Emploi du Val de Seine qui regroupe 8 communes autour des Mureaux (Aubergenville, Bouafle, Chapet, Ecquevilly, Les Mureaux, Meulan) et qui est complété d'une Plate-forme d'Initiative Locale regroupant collectivités et entreprises locales.
- Projet Mantes en Yvelines, prolongation du Grand Projet Urbain décidé en 1994, regroupe les communes de Mantes la Jolie, Mantes la Ville et Buchelay pour une action de développement coordonnée
- Grand Projet Ville en cours d'élaboration à Chanteloup les Vignes
- Zones Franches Urbaines sur les communes des Mureaux et de Mantes la Jolie (Zones de Redynamisation à partir de 2002)
- Zones Urbaines Sensibles sur les communes d'Aubergenville, de Mantes et de Carrière sous Poissy
- Zone de Redynamisation Urbaine sur les communes de Poissy et Chanteloup

L'étude précise " Les intercommunalités et les outils locaux de développement sont nombreux et dispersés le long de la Seine. Sans qualifier l'organisation de mitage, force est de constater que la portée géographique de chacune des structures en place est limitée pour avoir un réel effet structurant. "

L'essentiel de l'étude est consacrée à la présentation de l'industrie locale, grands groupes et PMI compris : automobile, aéronautique, musique, environnement, mécanique, carrières. Ainsi qu'à l'action de la DRIRE.

Et en conclusion :

" La Seine Aval est une zone qui focalise l'attention des acteurs publics. D'une part, c'est une zone qui accumule les difficultés notamment sociales, d'autre part c'est un élément stratégique d'aménagement du territoire, notamment quant au développement de Mantes comme métropole d'équilibre.

Le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) considère ce territoire prioritaire et les politiques de la Ville ont successivement mené des actions volontaristes en faveur de cette zone. Néanmoins, comme le confirme la récente étude menée par le Conseil Général des Yvelines sur les 10 dernières années (Débat départemental pour un développement équilibré des Yvelines, novembre 2001), force est de constater que le dynamisme économique du département se déploie majoritairement autour de la Ville Nouvelle de Saint Quentin en Yvelines et de Vélizy-Villacoublay mais que le Vallée de la Seine Aval se développe peu.

En matière d'aménagement, les contraintes de communication sont patentes et hypothèquent le développement pour plusieurs dizaines d'années.

Par ailleurs, malgré les efforts de réduction des risques et des émissions de polluants à l'atmosphère, la forte concentration d'industries lourdes anciennes et d'industries de traitement des déchets est mise en avant par les populations locales, et les associations de défense de l'environnement, pour s'opposer à l'installation de nouvelles unités industrielles susceptibles de générer risques ou rejets, même correctement maîtrisés.

Enfin, la forte concentration tant géographique que sectorielle, des emplois industriels ajoute un facteur de risque important à ce paysage économique peu favorable.

Pour autant, ces constats négatifs ne doivent pas occulter les éléments positifs propres à asseoir un éventuel retournement en faveur de la Vallée de la Seine.

Parmi ceux-ci, deux nous paraissent de nature à soutenir à terme un redéveloppement :
. d'une part, il existe sur la Vallée et dans sa proximité, une concentration de compétences sur la thématique des éco-industries qui mériterait d'être valorisée, stimulée et mise en synergie pour développer un pôle actif sur ce marché d'avenir,
. d'autre part, le tissu des PMI recèle des gains potentiels de productivité qu'un décloisonnement entre PMI entre elles mais aussi entre PMI et grands groupes locaux serait de nature à concrétiser. "


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